Discussion publique du 19 mai 2016, aujourd’hui en ligne!

Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 février 2015, l’Assemblée nationale du Québec adopte le projet de loi 10 sous le bâillon. Le ministre de la santé et des services sociaux, Gaétan Barrette, annonce alors une « nouvelle ère » pour le réseau, dont la réorganisation complète s’appuie sur une politique de centralisation qui met notamment en œuvre la disparition des agences régionales. L’objectif annoncé de ces fusions vise un allègement bureaucratique.

Un an et demi après, un climat de peur et d’intimidation envers ceux et celles qui oseraient critiquer la réforme en place s’est installé. De nombreux témoignages circulent cependant, et de façon de plus en plus ouverte en dépit des risques encourus, pour révéler des dysfonctionnements inquiétants tant sur le terrain clinique des soins et de leur accès que sur celui gestionnaire de l’administration du système. La souffrance au travail, la perte de sens et l’épuisement physique et psychologique sont devenus le lot commun des professionnels du réseau de santé et de services sociaux.

Pocosa souhaitait aller y voir de plus près en organisant le 19 mai dernier une discussion publique à partir du témoignage de quatre personnes représentatives des deux perspectives, clinique et gestionnaire.

La discussion visait à repérer des éléments de blocage systémique et les processus structurels de fabrication de formes de « stupidité fonctionnelle » que la loi 10, sans en être directement à l’origine, a pu renforcer.

Au-delà du constat critique, cette discussion avait pour objectif de trouver les moyens nécessaires à l’élaboration de formes d’intelligence collective, au réinvestissement d’une force créatrice qui permette de dépasser le statu quo de la résilience et de ses résignations. Par ce type d’activités, la Chaire de recherche Pocosa souhaite contribuer à défendre les bases d’un débat public sain et minimalement rationnel sur les options pour améliorer le système de santé.

Damien Contandriopoulos animait la discussion entre les quatre invités qui ont pu ensuite échanger avec les personnes présentes dans la salle.

En voici quelques extraits

Vous pouvez également visionner la discussion dans son intégralité

Les invités

 

  • Carole Trempe, Présidente directrice générale de l’Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux.
  • Natalie Stake-Doucet, Inf., MSc (A), Candidate au doctorat, Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal. Elle est la cofondatrice du groupe Infirmières de McGill pour une Politique en Santé (McGill Nurses for Healthy Policy).
  • Isabelle Têtu, Inf., cofondatrice de la Coopérative de solidarité SABSA.
  • Paul Lamarche, Professeur honoraire en administration de la santé à l’Université de Montréal, Paul Lamarche a été fonctionnaire au MSSS tant sous des gouvernements péquistes que libéraux, de 1977 à 1982 puis de 1986 à 1992. Entre autres mandats, il a été sous-ministre responsable de la réforme sous les ministres libéraux Thérèse Lavoie-Roux puis Marc-Yvan Côté.
Tweet about this on Twitter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *