Le soin au service de l’humain : dépasser les contraintes, développer des tactiques

\\ Midi discussion Pocosa /// 19 octobre 2016, entre 12 et 13h \\\ Université de Sherbrooke //

 

Invités

  • Donna Cherniak, M.D., Professeure titulaire d’enseignement clinique, Département de médecine de famille, Université de Sherbrooke, Omnipraticienne, Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, CSSS-IUGS/GMF des Grandes-Fourches, Sherbrooke;
  • Damien Contandriopoulos, Professeur et chercheur, Faculté des sciences infirmières et IRSPUM, Université de Montréal;
  • Patrick Lajeunesse, ancien Préposé aux bénéficiaires, responsable de Ressources de type familial et travailleur de rue auprès des aînés pour le Comité d’action bénévole de Coaticook.

Modératrice

  • Annie Carrier, Ergothérapeuthe, Stagiaire postdoctorale, Université de Montréal

Faculté de médecine et des sciences de la santé,
3001, 12ème Avenue du Nord,
Salle X-6214 (auditorium, anciennement FM-6214)

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midipoco

 

En mai dernier, à l’occasion de la table ronde organisée par la Chaire Pocosa, « Culture de la procédure et stupidité fonctionnelle », Paul Lamarche avait trouvé les mots pour susciter un élan en défendant des formes d’actions locales qui échappent aux interdictions formelles et ouvrent sur une possibilité de transformation du système.

Nous souhaitons ici reprendre cette balle « délinquante » pour soutenir des tactiques initiées à contre-courant des contraintes institutionnelles actuelles qui font dériver le système de santé et de services sociaux loin de son objectif d’utilité publique. Techniques managériales, redditions de compte et cibles arbitraires constituent de plus en plus le cadre de réflexion et de mesure dans lequel la réponse aux besoins de la population en termes de santé et de services sociaux devrait se faire. Il en résulte non seulement une inefficience grandissante de cette réponse mais également une détresse de la part des professionnels de santé.

Pour qu’un système fonctionne et échappe à l’abêtissement de sa propre logique procédurale, il faut que les gens qui y travaillent puissent agir avec une certaine marge de liberté et prendre des décisions sans devoir se référer systématiquement aux règlements. Cette capacité d’initiative critique et réflexive repose sur trois éléments, tous trois mis à mal par les dernières réformes du réseau : 1) Le sentiment d’appartenance; 2) Le sens donné à son travail / à son organisation; 3) L’autonomie.

1) La disparition des établissements locaux et la fusion des missions en un seul méga-établissement mine la possibilité d’un sentiment d’appartenance du personnel par rapport à son milieu de travail;

2) le remplacement d’objectifs qui relèvent du sens commun (répondre de façon équitable et adéquate aux besoins de la population) par des objectifs arbitraires, ceci mi-justifié/mi-imposé dans un mélange d’autoritarisme et d’idéologie managériale, érode le sens même du travail et de son organisation en le plaçant en porte-à faux avec sa mission de services publics;

3) une gouvernance de plus en plus centralisée, où la tête sait mieux que les mains ce qu’il faut faire, empêche l’autonomie professionnelle et a des effets délétères sur la santé psychologique au travail.

Ces éléments expliquent le climat de morosité actuel et de fatalisme qui entoure le système de santé et de services sociaux. Que faire pour que le système fonctionne et remplisse de nouveau sa raison d’être ? Comment investir des formes d’action qui soient transformatives ?

**Pour les gens du réseau de la santé et du milieu universitaire : possibilité de connexion via visioconférence. Prière de communiquer avec Annie Carrier Annie.Carrier@USherbrooke.ca**

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